Ligue d'Aviron des Pays de la Loire

Sophie Gautier-Guyon répond à nos questions

Championne de France 2011 à la mer en 4X+ senior, nous avons le plaisir de recueillir ce mois-ci les propos de Sophie Gautier-Guyon. Élue au comité directeur de la Fédération, Secrétaire Générale de la Ligue des Pays de la Loire et très investie au niveau de son club (CN Pornic), Sophie est une passionnée de notre sport. Récompensée au concours « Femmes et Sport », c’est avec grand plaisir qu’elle nous accorde cette interview.

Sophie à Boston en 2009 (Head Of The Charles Regatta)

Nom : Sophie GAUTIER-GUYON
Age : 52 ans
Profession : Infirmière-anesthésiste
Club : Club Nautique de Pornic

1/ En octobre dernier, tu as remporté avec le CN Pornic les championnats de France d’aviron de mer à Dunkerque, peux-tu nous donner tes sensations suite à cette victoire ?
Tout de suite après la course, j’ai ressenti une grande incrédulité car nous étions bien au-dessus de nos objectifs et il a fallu le passage sur le podium pour que monte enfin le sentiment de joie et de fierté.
Dans ma longue carrière de rameuse, j’ai parfois entendu des gens se méprendre sur le fait que j’avais dû « être un jour » championne de France, et il me fallait répondre que non. Maintenant ça y est, je pourrai dire que « oui » et qu’il vaut mieux tard que jamais… Cette course à Dunkerque a montré une fois de plus que rien n’est jamais joué d’avance et que le bonheur ressenti sur le podium est toujours aussi agréable quel que soit le métal de la médaille.

2/ Membre du comité directeur de la Fédération et secrétaire générale de la Ligue des Pays de la Loire, quels sont tes rôles au sein de ces institutions ?
Au comité directeur de la FFSA, c’est mon 2ème mandat et je pense qu’il faut au moins cela pour bien en intégrer le fonctionnement et trouver sa place. J’apprécie le fait de pouvoir apporter mon expérience du terrain et échanger avec les autres membres du comité directeur des points de vue parfois différents. A l’origine, rameuse de rivière, plus spécialisée dans l’aviron de mer depuis maintenant une dizaine d’année, je porte effectivement davantage mes réflexions vers cette pratique. Mais je reste avant tout intéressée par tout ce qui peut contribuer à développer notre sport.
A la ligue, je suis en charge plus précisément du secrétariat général. Je rédige entre autres, le compte-rendu de toutes nos réunions statutaires, ce qui m’a permis de faire de gros progrès en traitement de texte alors que ce n’est pas mon métier. J’accompagne ou remplace le Président dans les rencontres avec les partenaires de la Ligue. A ses cotés, j’ai appris beaucoup et ai consolidé mon expérience de dirigeant associatif.

3/ Que penses-tu du développement de l’aviron féminin en France ?
Y a t-il vraiment développement ? Pas sûr ! Tout dépend sur quel aspect on s’arrête. Il y a deux choses que l’on peut prendre en compte : le loisir et la compétition. D’un coté nous avons un pourcentage important, voire croissant, de filles dans nos clubs. C’est du développement ! Elles sont souvent très assidues et rament pour faire une activité physique car elles sont attentives à cet aspect.
Et d’un autre coté malgré ce nombre nous n’arrivons pas à décoller sur le plan des résultats sportifs, surtout à l’international. Que faire ? Je n’ai pas la réponse. Dommage ! Je crois cependant que nous ne sommes pas dans une région sinistrée car nous avons des féminines dans nos clubs, avec des résultats nationaux et il va falloir la trouver cette clé pour ouvrir la voie…

4/ Très investie dans le milieu associatif, qu’aimerais-tu faire passer comme message pour encourager le bénévolat au sein des clubs ?
Difficile comme question, dans cette période ou le bénévolat se fait rare. Depuis des années nous avons encouragé nos structures à se professionnaliser, c’est très bien mais la cohabitation entre les deux n’est pas si évidente que cela et a contribué peut-être à ce que les bénévoles se mettent un peu en retrait. Il y a cependant de la place pour tous afin de maintenir l’esprit « club » dans nos associations. Un Club c’est un lieu de vie, quel que soit le sport pratiqué et le niveau de pratique. Il faut favoriser avant tout les moments de convivialité et mobiliser les bénévoles autour de ces temps d’échange et de partage pour faire en sorte que le club devienne une 2ème famille ou l’on a plaisir à se retrouver.
JF. Kennedy disait « Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais demande toi plutôt ce que tu peux faire pour ton pays. »
C’est un principe qui me convient, et est tout à fait transposable pour encourager le bénévolat.

5/ Infirmière de métier, tu envisages de te reconvertir dans le sport, quels seraient idéalement les domaines d’action où tu souhaiterais intervenir ?
De formation soignante, je suis aussi éducatrice sportive. J’ai donc une sensibilité à la thématique de la santé et j’aimerai pouvoir apporter cette expérience en la liant au sport. J’ai déjà commencé en participant à l’animation d’informations sur le dopage, les conduites dopantes et addictives, avec l’AMPD des Pays de la Loire. Tout ce qui touche à la prévention de la santé des sportifs m’intéresse, qu’elle soit physique ou psychologique. Je trouve qu’on n’y veille pas toujours assez.

6/ À quel âge as-tu débuté l’aviron ?
A 15 ans, en catégorie cadette.

7/ Comment as-tu découvert l’aviron ? (Peux-tu nous citer les différents clubs que tu as côtoyés en tant que licenciée ?).
J’ai commencé aux Régates Rennaises en septembre 1974 parce que ma mère y avait pratiqué l’aviron et souhaitait que j’en fasse, mais je craignais de faire ce sport car elle m’avait dit qu’on avait les pied attachés et ce détail me terrorisait.
Après j’ai fréquenté successivement le CN Laval, le CA Vannes, le CN Migron, le SNOS et depuis 1999 le CN Pornic. J’ai surtout une petite collection de tee-shirts (en effet les combinaisons sont arrivées plus tard).

8/ Ton meilleur souvenir sportif ?
La tête de rivière de Boston (USA). Le bon stress qu’on y ressent lorsqu’on aborde la « queuing zone » juste avant le départ.

9/ Quel(s) autre(s) sport(s) as-tu pratiqué(s) ou aimerais-tu pratiquer ?
J’ai pratiqué le basket avant de débuter l’aviron, je jouais en défense et je n’ai pas mis beaucoup de paniers. Je pratique régulièrement le tennis et j’adore le ski. Et si j’étais plus légère, j’aimerais faire davantage de course à pied voire même du cross country.

10/ Le sportif qui t’a fait rêver durant ton enfance ?
Il y en a plusieurs parmi lesquels Raymond Poulidor en cyclisme et Kiki Caron en natation.
Mais sans hésiter, c’est Guy Drut qui m’a tenue éveillée une nuit d’été 76 lors de sa course du 110 mètres haies aux JO de Montréal qui m’a le plus marqué. Depuis je ne manque jamais le RDV olympique à la télévision.

11/ Ta principale qualité ?
La franchise.

12/ Ton principal défaut ?
La franchise.

13/ Ton pêché mignon ?
Du foie gras avec un verre de vin moelleux bien frais.

14/ Ton dernier livre lu ?
« La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett, qui sort d’ailleurs en film. J’ai hâte de le voir.

15/ Ce que tu aimes chez les autres ?
Le sens de l’humour et la fidélité en amitié.

16/ Ce que tu détestes chez les autres ?
La fourberie.

17/ Quelle personnalité aimerais-tu rencontrer ?
Françoise Giroud mais elle est malheureusement décédée maintenant.

18/ Un don de la nature que tu aimerais avoir ?
10cm de plus pour faire 1m75.

19/ Ton rêve fou ?
Participer à un grand Raid Sportif.
Mais avant il me faudra vaincre mon vertige et ma phobie des rongeurs.

20/ Ta devise ?
Ça ne coûte rien d’essayer, au moins il n’y aura rien à regretter !

Merci Sophie et bon courage pour la suite.

Propos recueillis par Marie Le Nepvou

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